DEVIDOIR SECHOIR


Au retour de la pêche, compte-tenu du prix d'une soie, il fallait sacrifier au rite du séchage si l'on ne voulait pas retrouver sa ligne bien poisseuse au bout de quelques jours.
Pour cela bien des dévidoirs ont été inventés, ici en bois, mais aussi en métal, plus ou moins pliants pour le voyage ... et le mien, "fait maison" et qui n'a rien d'antique !

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BOITES A GRAISSE : on savait exactement où elles étaient rangées dans la veste de pêche par la superbe auréole qu'elles y imprimaient !
Elle servait aussi bien a graisser la soie (au doigt ou à l'aide d'un feutre imbibé, et plié dans un morceau de cuir et dans lequel on faisait coulisser la soie)qu'à enduire la mouche qui prenait l'air d'un plumeau poisseux si l'on avait la main ou plutôt le doigt trop "lourd".
La MUCILIN était la plus connue, mais bien d'autres étaient utilisées.

GRAISSEUR POUR SOIE
Feutre à imbiber de graisse, cousu sur une enveloppe cuir, de la MANUF de St Etienne et visible dans les catalogues des années 50, ce petit ustensile servait à faire défiler la ligne sans se graisser trop les doigts.

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BOITES MOUILLEUSES : indispensables, le feutre humidifié servait à garder souple pendant la pêche les racines et bas de lignes préparés.
Mais gare à celui qui les oubliait en rentrant, car il les retrouvait pourries quelques jours après !
Ici un modèle double de WYERS & BREHIER, célèbre détaillant parisien qui fermat ses portes au début des années 70 (cf publicité qui paraissait dans "La pêche et les poissons" dans les années 60).
Une autre boîte mouilleuse, anglaise, au couvercle joliment décoré, avec ses 4 "feutres" en tissu éponge, sont-ils d'origine ou une patiente (et adroite) épouse les a-t-ils cousus après moisissure des premiers ?

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